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A l’occasion de la prochaine rentrée judiciaire, prévue pour le 1er octobre 2018, le Conseil Supérieur du Pouvoir Judiciaire s’est adressé au Président de la République,  Son Excellence Monsieur Jovenel Moïse en vue de lui demander de faire le nécessaire pour que cette rentrée judiciaire ne soit pas compromise.

A moins d’un mois de cette rentrée, certains juges restent dans l’expectative, attendant leur nomination ou encore le renouvellement de leur mandat. Pour pallier cette situation qui engendre le dysfonctionnement de l’appareil judiciaire, le CSPJ demande au Premier Mandataire de la Nation de mettre célérité dans l’urgence pour éviter une paralysie totale du système.

Dans cette correspondance datée du 6 septembre 2018 adressée au Président de la République, le Conseil rappelle que cette anomalie existe depuis les années judiciaires 2015-2016, 2016-2017 et encore en 2017-2018, une situation empêchant le fonctionnement normal et régulier des Cours et Tribunaux de la République. « Face à cette situation qui s’annonce préjudiciable au fonctionnement de l’appareil judiciaire, il vous incombe de mettre en application les prérogatives qui vous sont légalement conférées en tant que garant de la stabilité des institutions étatiques, selon l’art 136 de la Constitution en vigueur », peut-on lire dans la correspondance signée du Président du CSPJ, Me. Jules Cantave.